Tables rondes du 15 septembre 2023: L’importance de l’aéroport transcende positivement les clivages politiques
Actualité | Publications
22 Sep, 2023

Dans la perspective des élections fédérales, AERIA+ avait réuni huit candidats aux élections fédérales de différents partis politiques, pour échanger sur l’importance des aéroports, et plus spécifiquement de celui de Genève-Cointrin, pour l’économie romande.

En introduction des débats, la journaliste Marie Prieur avait rappelé deux chiffres importants: l’aéroport génère 4,1 milliards de retombées économiques pour la région et est considéré comme utile à l’activité de 67% des entreprises du canton.

Alors que la manifestation réunissait des femmes et hommes politiques de tous bords, toutes les sensibilités convergeaient sur la dimension essentielle de l’infrastructure aéroportuaire pour la région.

«Il est évident que Genève Aéroport joue un rôle important et doit continuer à jouer ce rôle, que ce soit pour la Genève internationale et pour le tissu économique du canton», avait confirmé Lisa Mazzone, conseillère aux États des Verts.

Ancien ministre genevois MCG, Mauro Poggia insista sur le côté essentiel de cet outil de travail: «Sans son aéroport, Genève n’aurait pas cette vraie dimension internationale ni toutes ces entreprises multinationales installées dans la région lémanique».

« L’infrastructure aéroportuaire fonde aussi l’histoire de la Genève internationale, qui a permis l’installation durable des organisations internationales, des diplomates et des grandes fédérations sportives dans le canton de Vaud», avait rappelé la députée PLR Simone de Montmollin.

Trouver le bon équilibre

Si la nécessité de l’aéroport comme outil de travail fût confirmée par toutes et tous comme une condition cadre du succès de la région, la discussion resta ouverte sur comment trouver le bon équilibre entre les besoins de l’économie, de la population et de l’environnement.

«Que doit-on faire avec cet aéroport pour vraiment servir Genève? Quel est l’intérêt économique pour la région du trafic low cost vers des villes proches?», questionna l’élue fédérale Lisa Mazzone, qui regretta par ailleurs la lenteur de l’avancée des projets alternatifs, notamment ferroviaires. «En plus de l’économie qui a besoin de voyager et d’accueillir, ces liaisons vers des villes proches sont souvent utiles aux diasporas qui viennent de pays européens», précisa Thomas Wenger, député PS au Grand Conseil à Genève. Il insista encore sur le besoin social de visiter ses proches sans passer deux jours dans le train, dans les cas – encore rares  – où la liaison ferroviaire existe.

Sur ce point, à gauche comme à droite, toutes les personnalités politiques invitées convergeaient sur la difficulté de la Berne fédérale à mettre en place les solutions pourtant déjà connues… «La Suisse est concentrée sur le trafic ferroviaire national mais n’a aucune réflexion sur le ferroviaire international», regretta la Verte Lisa Mazzone. Et au sein des projets fédéraux, comme souvent, la Romandie reste le parent pauvre des investissements en infrastructures, y compris dans le rail. «La vitesse commerciale moyenne entre Zurich et Berne est de 175 km/h», expliqua Alexandre Berthoud, conseiller national PLR vaudois, «mais elle n’est que de 80 km/h en Romandie…»

Très périphérique, Genève a encore plus de mal à ce que ses besoins régionaux soient pris en compte. «Le fait que le développement économique et diplomatique soit impossible dans la région sans Genève Aéroport n’est pas toujours perçu au niveau fédéral», expliqua Mauro Poggia, candidat au conseil des États «alors que la Genève internationale est la vraie base de la Suisse internationale».

Si tout le monde s’accorda sur un futur «multimodal», où les différents moyens de transports doivent s’intégrer dans une offre complète mais simple pour les usagers, il y a encore de belles marges de progrès au sein même du secteur aéronautique pour atteindre l’objectif 2050 de l’OACI, soit une aviation totalement décarbonée.

Vers une aviation zéro émission en 2050

Pour Lisa Mazzone, qui avait confié avoir vécu toute sa vie privée dans la région de l’aéroport, «on peut déjà remarquer de vrais progrès par rapport aux vieux coucous d’il y a 20 ans, et donc que l’innovation apporte des gains en termes de bruit et de nuisance». «Alors que l’aviation apporte déjà des activités à haute valeur ajoutée », compléta la parlementaire Simone de Montmollin, qui précisa encore que « l’innovation permettra de développer de nouveaux écosystèmes qui apporteront les solutions aux problèmes de demain, pour que la Suisse soit un pionner de ce nouveau secteur».

En effet, au-delà des actions en cours de compensation CO2 ou de carburants durables, le secteur applique, étape par étape, son plan d’action clair et public, sous la direction de IATA, basé sur l’innovation technique afin d’arriver à une aviation zéro émission en 2050.

«Le secteur a la volonté d’innover et de faire les avions de demain», avait confirmé Céline Weber, ingénieur EPF et élue Vert’Liberal au Conseil national. Et de conclure, «l’aviation a un avenir». Un avenir qui continuera à se déployer à Genève Aéroport.

Rassuré de constater la convergence entre les élus et les candidats de tout bord sur la nécessité de notre aéroport pour l’économie et population romande, AERIA+ se réjouit de suivre les efforts de ces futurs élus pour continuer à renforcer Genève et sa place dans le monde, tout en maintenant les emplois locaux et en préparant les solutions conformes à l’objectif zéro émission en 2050.

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